Avec l’avancée en âge, les personnes peuvent être atteintes de démences. L’une des plus connues est la maladie d’Alzheimer. C’est une maladie d’évolution lente pour laquelle il existait jusque-là, en plus de la prise en charge pluridisciplinaire, des médicaments. L’État vient d’annoncer leur déremboursement. Retour sur cette décision.

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La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui touche, en France, près de 850 000 personnes et qui se manifeste principalement par des troubles de la mémoire, du temps et de l’espace. Survenant rarement avant 65 ans, elle touche préférentiellement les femmes et évolue lentement selon différents stades.

De nombreuses recherches ont eu lieu sur cette pathologie et ses traitements. Parmi les facteurs de prédisposition, on note une « susceptibilité individuelle », mais également des facteurs environnementaux, ainsi que des facteurs de risque cardiovasculaires ou liés à la sédentarité.

En revanche, un entretien régulier de la mémoire et une activité professionnelle stimulante pourraient permettre de retarder l’apparition des symptômes.

Pourquoi le déremboursement ?

Jusqu’à récemment, outre une prise en charge pluridisciplinaire, un arsenal thérapeutique était disponible.

Or, lors de la réévaluation du service médical rendu, la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) a estimé que « ces médicaments présentaient une efficacité faible, ainsi que des effets indésirables digestifs, cardiovasculaires et neuropsychiatriques pouvant être graves et nécessiter l’arrêt définitif du traitement ».

Sur la base de cet avis, la ministre chargée des Solidarités et de la Santé a décidé de ne plus rembourser les médicaments indiqués dans la maladie d’Alzheimer.

Parallèlement à cette annonce, la HAS vient de publier un guide et des fiches pratiques sur le parcours des patients atteints par cette maladie. Il reprend sept étapes clés, depuis le repérage des premiers signes de la maladie à la prise en charge, en passant par les étapes de diagnostic et la mise en place d’actions permettant d’une part de conserver l’autonomie du malade et d’autre part d’assurer un soutien de l’entourage et des aidants.

Le processus de remboursement des médicaments

Lorsque le laboratoire a reçu l’autorisation de mise sur le marché, il peut demander le remboursement – total ou partiel – de celui-ci par l’assurance maladie.

Une évaluation portant sur le service médical rendu (SMR) et l’amélioration du service médical rendu (ASMR) est alors réalisée par un comité d’experts indépendants de la HAS. Après examen, l’avis définitif est communiqué au comité économique des produits de santé, qui fixe le prix du médicament, et à l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, qui décide du taux de remboursement.

C’est le ministre chargé de la Santé et de la Sécurité sociale qui prend la décision finale de l’inscription sur la liste des médicaments remboursés, ainsi que le taux de prise en charge. Ces éléments sont publiés au Journal officiel.

La conclusion

Avec l’allongement de l’espérance de vie, le nombre de personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer risque d’augmenter.

Les intérêts thérapeutiques des médicaments n’étant plus démontrés, la prise en charge repose désormais sur le diagnostic précoce, la prise en charge pluridisciplinaire des patients et l’accompagnement des aidants.

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