Face à la réalité difficile des personnes réfugiées, la société civile se mobilise en offrant des solutions d’hébergement provisoire chez des particuliers. En 2017, l’État soutient cette initiative, et douze associations sont retenues pour encadrer le dispositif. Un an plus tard, l’heure est au bilan d’une expérimentation nationale.

Un hébergement citoyen

Dans tout le pays, des initiatives solidaires voient le jour depuis 2015, en particulier celle de l’hébergement citoyen qui consiste à accueillir chez soi de manière provisoire des réfugiés. L’objectif est de permettre à ces personnes de bénéficier d’un temps d’échange, et de construire un parcours d’intégration, dans une perspective d’enrichissement culturel et de vivre ensemble.

L’appel à projet de l’État

Lorsque le ministère du Logement et de l’Habitat durable, et la DIHAL lancent un appel à projet en 2016 pour promouvoir l’hébergement chez des particuliers, le dispositif est déjà expérimenté. Il s’agit alors de soutenir financièrement et de structurer ces initiatives. Les associations retenues reçoivent jusqu’à 1 500 € par personne hébergée et par an.

Le public accueilli est constitué de réfugiés majeurs, volontaires, prioritairement isolés, sans vulnérabilité de nature à rendre l’accueil chez un particulier impossible. Les hôtes sont des individus seuls ou des familles, volontaires pour héberger un réfugié entre trois mois et un an, qui s’engagent à participer aux actions d’accompagnement et d’insertion. Ils ne perçoivent pas de revenus. Le logement doit comporter une chambre privative. Une convention tripartite est signée.

Ce soutien et ces moyens alloués doivent permettre aux associations d’identifier les hôtes et les réfugiés volontaires, d’organiser cet accueil et d’en assurer le suivi. Elles s’engagent pour au moins 50 réfugiés, et constituent une équipe pluridisciplinaire.

Les résultats de l’expérimentation

La DIHAL réalise en septembre dernier un premier bilan positif après une année d’expérimentation. 480 personnes ont été accueillies : 55 % des réfugiés hébergés sont en emploi, en formation ou en cursus universitaire, et 80 % sont en logement autonome ou accompagné ; ils sont 66 % à avoir acquis un niveau de français supérieur au A1.1. L’hébergement chez des particuliers agit comme « un booster d’intégration ». Pour Virginie Guérin-Robinet, directrice du pôle migrant de la DIHAL, le dispositif permet de « changer le regard sur les réfugiés, tout en reconnaissant le citoyen comme un acteur de l’action publique ».

Le comité interministériel à l’intégration du 5 juin 2018 a validé l’expérimentation, qui sera pérennisée et connaîtra des évolutions ‒ notamment en termes de somme allouée et d’accompagnement psychologique des réfugiés.

Conclusion

L’hébergement citoyen, qui offre une véritable insertion sociale, est dorénavant reconnu par l’État. C’est la mobilisation de la société civile dans son ensemble qui est soutenue, en complément des programmes d’accueil gouvernementaux. Cette conception nouvelle ne doit toutefois pas occulter la réalité du manque de place en centres d’accueil

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