Les aidants familiaux nous rappellent les valeurs de solidarité, d’engagement et de soin. Leur activité est protégée, notamment par le droit au répit, et une « maison de répit » a récemment ouvert pour la première fois en France. Par ailleurs, un décret vient de paraître, qui ouvre la possibilité d’expérimenter le dispositif du « baluchonnage ».

Quels dispositifs sont mis en place pour soulager le quotidien des aidants familiaux ?

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L’aidant familial, qui est-il ?

L’aidant familial accompagne à titre non professionnel et de manière régulière un proche en situation de dépendance. Le Code de l’action sociale et des familles précise qu’il est « le conjoint, le concubin, la personne avec laquelle la personne handicapée a conclu un pacte civil de solidarité, l’ascendant, le descendant ou le collatéral »(1). Il coordonne souvent les interventions des professionnels à domicile (auxiliaire de vie sociale, infirmier, aide-soignant, orthophoniste, etc.).

Les aidants familiaux sont 8,3 millions en France, à 53 % des femmes, à 57 % les conjoints. Cette activité a des répercussions sur la vie personnelle et professionnelle, et ils sont 48 % à souffrir à terme d’une maladie chronique.

Les dispositifs de soutien pour l’aidant 

La loi pour l’adaptation de la société au vieillissement du 1er janvier 2016 reconnaît le droit au répit pour les aidants qui prennent soin d’une personne âgée. Le congé de proche aidant et le congé de solidarité familiale lui permettent également de souffler.

L’aidant peut être salarié sous certaines conditions. Il peut également bénéficier, hors salariat, d’un dédommagement. Il a droit à la formation et à la validation des acquis de l’expérience (VAE).

La « maison de répit »

Une « maison de répit » vient d’ouvrir pour la première fois en France, dans la métropole de Lyon, pour accueillir des enfants ou des adultes dépendants et leurs proches aidants. L’objectif est de prévenir un épuisement de l’aidant. La continuité des soins est assurée, les équipements adaptés, avec une surveillance médicale et un accompagnement par un personnel formé. La durée est de trente jours par an. Le coût de fonctionnement du lieu est pris en charge par l’agence régionale de santé.

Le « baluchonnage »

Dans le cadre de la loi « pour un État au service d’une société de confiance », un décret ouvre la possibilité d’expérimenter durant trois ans le dispositif du « baluchonnage ». L’aidant prend un temps de repos, laissant sa place à une personne relais qui le remplace chez lui. L’expérimentation permettra de recourir à un salarié pour six jours consécutifs, et 94 jours sur 12 mois consécutifs.

Le financement de ce « relayage » sera réalisé dans le cadre d’aides existantes : par les collectivités, et dans le cadre de l’APA, de la prestation de compensation du handicap (PCH), de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), ou de l’allocation de l’enfant handicapé (AEEH).

Conclusion

Les chiffres de l’aide familiale illustrent l’ampleur du besoin, qui nous concerne tous. Les aidants familiaux tiennent un rôle fondamental au sein de la société. Cet accompagnement citoyen est progressivement reconnu, et des aides variées sont mises en place. Mais le soutien doit encore progresser.

(1) Article R245-7.

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