Pour que les soins et les consultations soient remboursés par la Sécurité sociale, il est nécessaire de respecter un parcours de soins coordonné par le médecin traitant. Néanmoins, il est possible d’accéder directement à un gynécologue. Quelles sont ses missions, sa formation et quel est l’intérêt pour les patientes d’avoir recours à ce spécialiste ?

Parcours de soins et gynécologie

Depuis 2004, dans le cadre de la rationalisation des soins, il a été décidé de confier au médecin traitant la coordination du parcours de santé pour un même assuré. Si ce dernier ne déclare pas de médecin traitant, il est pénalisé financièrement.

Les professions médicales ont une formation structurée en un tronc commun de six années, puis ils ont la possibilité, selon leur choix et le nombre de places disponibles, de se spécialiser. Ainsi, la spécialité de gynécologie-obstétrique est dite médico-chirurgicale. Elle s’intéresse à la santé de la femme. Selon les données de l’Ordre national des médecins, au 1er janvier 2017, cette spécialité dénombre sur le territoire national :

  • 1 148 praticiens en gynécologie médicale et obstétricale, dont 62 % de femmes et, au global, 76 % ont plus de 60 ans ;
  • 1 136 praticiens, très majoritairement féminins (94 %), exerçant uniquement en gynécologie médicale, dont 62 % ont plus de 60 ans.

Les soins gynécologiques

 L’assurance maladie indique que les femmes ont la possibilité de recourir directement à un gynécologue pour des « examens cliniques gynécologiques périodiques, y compris les actes de dépistage, la prescription et le suivi d’une contraception, le suivi d’une grossesse, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse ».

Les praticiens sont libres de choisir leurs modalités de conventionnement avec l’assurance maladie. Il existe deux secteurs : le secteur 1, dans lequel les médecins appliquent les tarifs fixés dans la convention nationale sans dépassements d’honoraires, et le secteur 2, qui prévoit que les médecins sont libres de décider du montant de leurs honoraires – fixés toutefois avec « tact et mesure ».

L’une des cinq spécialités les plus gourmandes

Selon une étude du quotidien Le Monde, qui a analysé 60 % des données des fiches tarifaires des médecins, « la gynécologie fait partie des cinq spécialités […] les plus gourmandes en dépassement d’honoraires. Sa branche médicale se classe même en tête de l’Observatoire des pratiques tarifaires publié par la Caisse nationale d’assurance maladie, le 29 novembre, tandis que sa branche chirurgicale (l’obstétrique) est cinquième ».

La désertification médicale ainsi que les tarifs pratiqués par certains praticiens risquent d’engendrer une baisse de la qualité de prise en charge de la santé des femmes, voire un renoncement aux soins. Quelles sont alors les alternatives ? Le Conseil national de l’ordre des sages-femmes a tenu à rappeler que de nombreux actes de prévention et de dépistage peuvent être réalisés par les médecins généralistes ou des sages-femmes.

En conclusion

La raréfaction des ressources médicales en gynécologie-obstétrique ne doit pas être un frein au développement et au suivi de la santé des femmes. Celles-ci doivent trouver des alternatives afin d’être suivies convenablement.

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