La violence éducative ordinaire est un concept qui se fraye un chemin dans les mentalités françaises. Les lignes bougent, mais pas suffisamment, et c’est la raison pour laquelle la journée de la non-violence éducative s’est tenue le 30 avril dernier.

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La violence « éducative » ordinaire

La violence éducative ordinaire (VEO) est l’expression multiforme d’une violence exercée dans le cadre de l’éducation d’enfants.

Parfois résumée au geste symbolique de la fessée, cette violence est plus vaste et inclut :

– les violences verbales : cris, hurlements… ;

– les violences psychologiques : injures, moqueries, humiliations, culpabilisations, menaces… ;

– les violences physiques : gifles, fessées, coups, secousses, privations…

L’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) relève que 85 % des parents français utilisent une forme de violence dans le cadre de l’éducation de leur enfant.

Les dangers de ces pratiques

Les gestes de VEO ont des conséquences sanitaires sur les enfants et leur devenir, tant physiques que psychologiques. Toujours selon l’OVEO, « chaque violence subie par un enfant a des conséquences néfastes sur son développement et sa santé physique et psychologique (faible estime de soi, addictions, troubles alimentaires, dépression, comportements violents…) ».

Ils ajoutent que ces violences portent également en elles des répercussions à venir pour l’ensemble de la société.

En outre, l’université d’Austin, aux États-Unis, a publié les résultats d’une étude de très grande ampleur concluant que les punitions physiques favorisent les troubles du comportement et l’agressivité.

Le cadre juridique

53 pays ont à ce jour interdit les violences éducatives ordinaires, mais ne comptent pas parmi eux la France. Cette dernière a pourtant été critiquée par le Conseil de l’Europe en 2015, puis par le Comité des enfants de l’ONU en 2016, pour ne pas interdire explicitement les châtiments corporels sur les enfants.

La disposition de la loi Égalité et citoyenneté prévoyant de rendre illégal le recours aux violences corporelles sur les enfants a été censurée par le Conseil constitutionnel.

Une trentaine de députés souhaitent modifier le Code civil afin que soient interdites « les punitions corporelles […], les souffrances morales, ou toute autre forme d’humiliation envers son enfant », et la proposition de loi sera débattue en mai prochain.

Les opérations de sensibilisation

L’Observatoire de la violence éducative ordinaire est une association dont la mission est d’informer sur les différentes formes de violence éducative ordinaire ; la Fondation pour l’enfance, de son côté, s’emploie à faire changer des habitudes, et propose des campagnes de sensibilisation.

La dernière en date, en janvier, a permis de diffuser deux vidéos et un mini-site. Plus récemment, c’est la journée de la non-violence éducative qui s’est tenue le 30 avril, à l’initiative de la Maison de l’enfant.

Conclusion

Souvent sans malveillance, parfois par ignorance, des habitudes éducatives nocives sont répétées, non sans générer des répercussions fâcheuses sur le développement de l’enfant.

Nous suivrons donc avec attention la suite qui sera donnée à la proposition de loi visant l’interdiction des VEO en mai.

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