En cette journée contre le cancer, le Cours Minerve vous propose de faire le point sur la première cause de mortalité prématurée des français. Quels sont les cancers les plus meurtriers, quels départements sont les plus touchés et, enfin, où en est la recherche ?

En cette journée contre le cancer, le cours minerve fait le point sur les taux de guérison et les avancées de la recherche.

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Les taux de guérison du cancer

Alors que 400 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France, les taux de guérison du cancer varient largement selon son type et sa localisation. Pour être précis, on parle de guérison lorsque aucun signe de rechute ne s’est manifesté dans les 5 ans après le traitement.

Selon des chiffres de l’INCa (Institut national du cancer), les cancers du sein et de la prostate sont ceux qui se soignent le mieux. Entre 1989 et 2005, la survie est passée de 80 à 87 % pour les cas de cancer du sein, et de 72 à 94 % pour les cancers de la prostate. Deux autres types de cancer font partie de cette catégorie, les cancers de la thyroïde et de la peau, dont les chances de survie à 5 ans sont supérieures ou égales à 80 %.

Malheureusement, certaines tumeurs ne voient qu’une amélioration très légère. C’est le cas du cancer du poumon, dont les chances de survie en quinze ans sont passées de 13 à 17 %.

Toujours grâce aux chiffres de l’INCa, on peut remarquer que les femmes sont davantage touchées par des cancers qui se soignent bien (sein, thyroïde, mélanome…) Les hommes, eux, sont sujets à des tumeurs laissant peu d’espoir de guérison (poumon, pancréas, mésothéliome…)

Des départements plus touchés que d’autres

Afin de répondre aux besoins des ARS (Agences régionales de santé) en matière de surveillance épidémiologique des cancers, l’agence Santé publique France, affiliée au ministère de la Santé, a publié une étude sur le taux de mortalité du cancer, région par région. Publiée le 23 janvier dernier, cette étude démontre que les régions Bretagne et Hauts-de-France sont considérablement représentées dans certains types de cancers, notamment celui de la lèvre, de la bouche et du pharynx. Pour Édouard Chatignoux de la Direction appui traitements et analyses des données de Santé publique France, ces cancers sont favorisés par des consommations excessives de tabac et d’alcool.

Le cancer de la thyroïde est largement représenté en Nouvelle-Aquitaine, en région PACA et en Auvergne-Rhône-Alpes, alors que le cancer de l’utérus est le plus fréquent en région Grand Est. Ces données sont essentielles pour cibler les causes de certains cancers et ainsi améliorer les traitements. Mais l’amélioration des traitements n’est pas la seule priorité de la recherche. En effet, la lutte contre les rechutes bénéficie aujourd’hui de la même attention.

Lutter contre les rechutes : une priorité

Décrit comme ce qui pourrait être « une étape majeure dans la connaissance du cancer » par le professeur Pierre Heinaut, directeur de l’institut pour l’Avancée des Biosciences de Grenoble, le projet Erican a pour but de comprendre ce qui cause la rechute des patients atteints d’un cancer. Pour cela, les recherches se concentreront sur le cancer du poumon et sur le cancer de la peau (mélanome), dont les taux de rechute sont parmi les plus importants.

Il est essentiel de comprendre et d’analyser l’évolution des cancers, car une rechute implique un retour de la maladie, mais aussi un cancer transformé. Ses caractéristiques sont plus sévères et ne répondent donc pas au même traitement. Comme l’explique le professeur Pierre Heinaut, le cancer « devient presque une maladie chronique, avec des modèles de traitement qui évoluent à chaque épisode de rechute ».

Au total, 150 chercheurs lyonnais et grenoblois travailleront sur le projet Erican, qui bénéficie notamment d’un soutien financier de 2,1 millions d’euros, accordé par MSDAVENIR, fonds de donation du laboratoire pharmaceutique MSD France. Un montant qui s’ajoute au reste du budget prévu, qui s’élève au total à 6 millions d’euros.

La sensibilisation, toujours aussi importante

Aujourd’hui, date de la journée mondiale de lutte contre le cancer, il est important de mettre en avant la prévention du cancer. Selon les experts, 4 cancers sur 10 pourraient être évités grâce à des changements simples. Ne plus fumer de tabac, boire de l’alcool avec modération, se protéger du soleil et manger sainement sont des actions à la portée de tous, pouvant faire toute la différence.

C’est d’ailleurs dans un effort de sensibilisation que l’INCa lance à lancé une nouvelle campagne intitulée « Je suis et je vais », visant à promouvoir l’engagement personnel dans la lutte contre le cancer.

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