En France, les chiffres de la pauvreté restent à un niveau élevé depuis vingt ans. Un an après le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a organisé en septembre deux journées de rencontre pour réaliser un premier bilan d’étape. À cette occasion, le collectif « Alerte », qui rassemble les fédérations et associations de lutte contre la pauvreté, s’alarme de l’urgence du traitement de la pauvreté.

un an après la mise en place du plan pauvreté, où en est-on ? cours minerve fait le bilan

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S’engager pour l’égalité des chances

Un plan pauvreté était lancé en grande pompe en septembre 2018 avec deux objectifs majeurs : garantir l’égalité des chances dès le plus jeune âge et favoriser le retour à l’emploi.

L’une des priorités : éviter la reproduction de la pauvreté, c’est-à-dire éviter qu’un enfant pauvre aujourd’hui ne devienne un adulte pauvre demain. Bien évidemment, cela passe par l’égalité des chances avec des mesures comme la création de nouvelles places en crèches ou encore le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones d’éducation prioritaire.

Emmanuel Macron formulait en 2018 un engagement fort : « Construire l’État-providence du XXIe siècle ». Une expression née en 1945 pour qualifier la politique sociale de l’État avec la création de la Sécu. Sauf que depuis les années soixante-dix, les problématiques ont bien changé. Vieillesse, maladie, chômage… l’universalité de la protection sociale d’après-guerre doit aujourd’hui être personnalisée. Il convient de s’adapter aux territoires, aux individus et aux situations. Tout doit donc être repensé : allocations familiales, régimes de sécurité sociale et bien évidemment le régime des retraites.

8,5 milliards d’euros ont été mis sur la table pour mettre en œuvre les vingt et une mesures prévues. La plus grosse partie ‒ 4,97 milliards ‒ est dédiée aux aides sociales (minima sociaux, prime d’activité, CMU). 1,24 milliard d’euros ont quant à eux été alloués à la petite enfance, avec la formation des professionnels et la création de nouvelles places en crèches. Enfin, plus d’un milliard sont destinés à l’accompagnement vers l’emploi.

Plan pauvreté : l’heure est au bilan

Un an après le lancement du plan de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a organisé les 12 et 13 septembre derniers deux journées de rencontre pour réaliser un premier bilan d’étape. 600 participants y ont été conviés, parmi lesquels des acteurs de terrain, des élus, des travailleurs sociaux et des représentants d’associations.

Alors, quel bilan ? Certes, de nombreuses mesures ont déjà été mises en place, comme les petits-déjeuners gratuits pour 100 000 enfants, la création de 2000 places en crèches ou le renouvellement automatique de la CMU. En revanche, certains engagements sont reportés, comme la création d’un revenu universel d’activité prévu finalement pour… 2023.

Allons-nous vers une baisse de la pauvreté ? Certaines associations sont aujourd’hui sceptiques sur les effets de ce plan national. À leurs yeux, les politiques publiques sont contradictoires. Pourquoi d’un côté baisser les APL, durcir l’assurance chômage, augmenter le nombre d’expulsions, et de l’autre affirmer vouloir redevenir un État-providence ?

Vers une aggravation de la pauvreté ?

Parmi ces insatisfaits se trouve le collectif « Alerte », qui rassemble 37 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté. Pour dénoncer l’urgence de la situation, une conférence de presse était organisée le 9 septembre dernier par le collectif. Celui-ci dénonce une baisse de la construction de logements sociaux et des échéances trop tardives. Alerte réclame donc une revalorisation du RSA à hauteur de 850 €/mois dès 2020. Selon elle, les 10 % les plus pauvres en France font aujourd’hui face à une dégradation de leurs conditions de vie et de leur pouvoir d’achat. Comme d’autres associations, elle redoute une aggravation de la pauvreté…

Des effets à suivre et observer lors du bilan final en 2022.

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