L’évacuation des camps de migrants suscite à chaque fois l’émotion, mais aussi la polémique… À la fois question de société et enjeu politique, l’immigration reste un sujet épineux. Le 6 novembre, le Premier ministre Édouard Philippe s’est exprimé dans une conférence de presse et a fait l’annonce de vingt mesures, dont certaines sont déjà connues.

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© Johnny Lye – Adobe Stock

Les données de l’immigration

Ce terme désigne l’entrée dans un pays de personnes nées étrangères à l’étranger. Les immigrés peuvent venir y séjourner pour des raisons personnelles (familiales notamment) ou professionnelles. Véritable terre d’immigration, la France a favorisé les entrées lors des révolutions industrielles et des guerres mondiales.

Parmi ces immigrés, il y a également des demandeurs d’asile qui réclament le statut de réfugiés. Demander l’asile consiste à solliciter une protection internationale en dehors des frontières de son pays d’origine marqué par des guerres ou des persécutions. En 2018, le nombre de demandeurs d’asile s’élevait à 123 625 dans l’Hexagone.

En 2018, l’INSEE comptabilisait environ 6,5 millions d’immigrés, soit 9,7 % de la population.

Les personnes arrivées en France peuvent par la suite être naturalisées par décret, mariage ou déclarations anticipées. Sinon, elles doivent réaliser les démarches nécessaires en préfecture pour obtenir l’un des titres de séjour existants. Rappelons que l’obtention d’un titre de séjour est obligatoire pour une durée supérieure à 3 mois.

La question migratoire

Aujourd’hui, certains types d’immigrations sont favorisés : l’immigration professionnelle, pour satisfaire les besoins en main-d’œuvre, et l’immigration étudiante, dans le cadre de coopérations universitaires. On parle alors d’immigration préférentielle.

Véritable question de société, l’immigration préoccupe les Français. C’est également une question éminemment politique, qui divise au sein du Parlement.

Le 6 novembre dernier, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait les 20 mesures prévues concernant la politique migratoire, à la suite du comité interministériel sur l’immigration et l’intégration.

Les mesures phares

Le Gouvernement entend lutter contre ce qu’il qualifie d’abus liés à l’Aide médicale d’État (AME). Un délai de carence de 3 mois sera également mis en place pour les demandeurs d’asile avant de bénéficier de la Couverture maladie universelle (CMU).

Les quotas d’entrées seront appliqués. Les étudiants étrangers seront accueillis à bras ouverts avec un objectif de 500 000 d’ici 2027 par le biais du dispositif « Bienvenue en France ». L’immigration professionnelle sera également favorisée dans les secteurs d’activité actuellement en pénurie, car cette immigration économique est nécessaire à la croissance.

L’allocation pour demandeurs d’asile (ADA), dont bénéficient actuellement 130 000 personnes, ne peut désormais plus être perçue en liquide via une carte de retrait. De plus, les demandeurs d’asile dont les ressources sont supérieures au RSA, ou qui bénéficient déjà de l’ADA, ne pourront plus bénéficier du revenu de solidarité active.

« Nous voulons des expulsions rapides pour les déboutés du droit d’asile venant de pays sûrs », a expliqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Dans cette optique, trois nouveaux centres de rétention administrative (CRA) seront construits en 2020.

Conclusion

À travers l’annonce de ces mesures, le Gouvernement souhaite « reprendre en main » la politique migratoire. Une fermeté affichée qui consterne les associations, et des mesures fortement critiquées par la gauche et la droite.

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