La médecine est une science qui repose sur des bases scientifiques. Les recherches et consensus permettent d’édicter des principes et traitements de prise en charge. En complément, d’autres thérapeutiques peuvent être utilisées. Parmi celles-ci on retrouve l’homéopathie. De quoi s’agit-il ? Pourquoi est-elle décriée ?

L’homéopathie

L’homéopathie est un médicament administré à de très faibles doses qui, s’il était administré à haute dose, provoquerait des symptômes comparables à ceux de la maladie. C’est ce que l’on appelle le concept de similitude, qui « établit que ce qui peut rendre malade à forte dose peut guérir à faible dose ». S’agissant d’un médicament, ce type de thérapeutique doit répondre à la même législation que les médicaments allopathiques, c’est-à-dire ceux utilisés par la médecine dite conventionnelle.

Il existe aujourd’hui des médicaments homéopathiques pour toutes les pathologies et tous les maux. Du fait de leur statut, ils ne sont disponibles qu’en pharmacie mais peuvent, contrairement à d’autres médicaments, être achetés sans ordonnance.

Faut-il rembourser l'homéopathie, alors qu'elle ne se repose pas sur des bases scientifiques ?

La place de l’homéopathie dans l’arsenal thérapeutique

Aujourd’hui, la question de leur légitimité dans l’arsenal thérapeutique est à nouveau posée. Ainsi, 124 professionnels de santé ont publié une tribune en mars dernier dans Le Figaro contre les médecines alternatives. Les signataires demandent leur exclusion du champ médical et de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir », ou encore de « ne plus reconnaître d’une quelconque manière les diplômes d’homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture comme des diplômes ou qualifications médicales ».

Le Conseil de l’Ordre des médecins a réagi en regrettant le buzz médiatique et en rappelant qu’il ne pouvait se prononcer sur les aspects scientifiques. La ministre a, quant à elle, indiqué avoir demandé une expertise scientifique à la Haute Autorité de santé. Les conclusions sont attendues d’ici la fin du mois de février 2019. Or, la Commission de transparence de cette même agence a indiqué, en juin dernier, lors de l’évaluation d’un médicament homéopathique, qu’elle s’étonnait « du maintien du taux de remboursement à 30 % des médicaments homéopathiques à nom commun compte tenu du taux de remboursement à 30 %, voire 15 % de médicaments ayant fait la preuve de leur efficacité ».

Se sentant attaqués, le syndicat national des homéopathes a déposé plainte à l’encontre des 124 signataires de la tribune précitée, pour « non-confraternité » et « non-respect du Code de déontologie ».

Le déremboursement de l’homéopathie

L’homéopathie ne représente que 0,2 à 0,3 % des dépenses de santé. Certains estiment pourtant que son utilisation diminue le recours à davantage de médicaments, et que le déremboursement aurait pour conséquence une augmentation des dépenses d’assurance maladie. En parallèle, voulant garder une forme de liberté thérapeutique, des patients ont lancé leur propre pétition pour demander le maintien du remboursement.

Faut-il rembourser l'homéopathie, alors qu'elle ne se repose pas sur des bases scientifiques ?

La conclusion

Les polémiques concernant l’utilisation et le remboursement de l’homéopathie reviennent régulièrement sur le devant de la scène. Quelles que soient les convictions de chacun, cette thérapeutique peut être utilisée en complément, mais elle ne doit en aucun cas se substituer aux médicaments allopathiques qui eux ont été éprouvés sur le plan scientifique.

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