Et si on prenait le temps ? Marre de courir après votre montre, de la sonnerie de votre portable qui vous agresse, du cahier de devoirs de vacances de vos enfants ? Alors posez-vous et adoptez la slow attitude ! Celle-ci s’étend à la pédagogie avec la slow education. De quoi s’agit-il ?

slow education prendre le temps d'apprendre

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Naissance du mouvement

« Slow food », « slow management », « slow cosmétique » : ces termes font aujourd’hui la une des magazines. De l’anglais slow qui signifie « lent », cet adjectif a la cote ! Cette tendance est née en 1989 en Italie lorsque Carlo Petrini décide de protester contre l’ouverture d’un fast-food par la promotion des produits locaux et du plaisir de cuisiner et de s’alimenter : la slow food est née. Aujourd’hui, elle regroupe 120 000 adhérents dans plus de 130 pays.

Dans un monde où tout va trop vite, où nous recherchons l’instantanéité, il devient important de ralentir. Concrètement, cela se manifeste par une meilleure prise en compte de nos actes quotidiens et de notre consommation. Un nouvel art de vivre qui consiste donc à débrancher, à se reconcentrer sur soi et sur les autres et à s’éloigner de la « dictature de la montre ».

La slow education

La slow education, apparue dans les années 2010, valorise les temps d’apprentissage en respectant les rythmes des élèves sans chercher la performance à tout prix. Ce nouveau mode d’éducation s’est développé au Royaume Uni et aux USA, confrontés au décrochage et à l’abandon scolaires.

Dans son ouvrage Éloge de l’éducation lente, Joan Domènech Francesch définit 15 principes parmi lesquels : des programmes scolaires moins ambitieux, un décloisonnement des matières, des méthodes plus participatives, la mise en place de temps a priori non productifs, ou encore l’adaptation ‒ chaque élève doit acquérir un savoir lorsqu’il est prêt à le recevoir.

À Barcelone, une école fait figure de pionnière dans ce domaine, en proposant à ses élèves de se déplacer librement au sein de différents espaces, ce qui leur permet d’apprendre au travers de diverses activités. Au Royaume-Uni, il existe également plusieurs écoles dites « lentes » qui développent un apprentissage transversal par projet. En France en revanche, cette nouvelle pédagogie n’est à l’heure actuelle revendiquée par aucun établissement.

La slow pédagogie

Dans le domaine de la petite enfance, la méthode slow fait également des émules. Méline Dutriévoz-Boyer, directrice d’une micro-crèche à Grenoble, a donné naissance à la slow pédagogie. La curiosité des petits est valorisée par des activités du quotidien : tamiser de la farine, verser de l’eau dans une théière etc. Ce qui compte, ce n’est pas l’objet même mais l’expérience et donc l’apprentissage. Une belle initiative déjà récompensée par trois Girafes Awards, les prix décernés durant la semaine de la petite enfance !

Conclusion

Depuis les années 90, la tendance slow s’est propagée dans de nombreux domaines. Plus qu’une mode, c’est une philosophie de vie. Déjà en 1762, dans Émile ou de l’éducation, Jean-Jacques Rousseau écrivait ceci : « oserais-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l’éducation ? Ce n’est pas de gagner du temps, c’est d’en perdre ».

 

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