Aujourd’hui encore, ce sont les femmes qui mettent de côté leur vie professionnelle pour s’occuper de leurs enfants. Question parité, nous sommes donc loin du modèle suédois, où le papa « pouponne »… Une directive européenne aurait pourtant pu changer la donne.

Les principaux congés

En France, de nombreux congés ont été mis en place afin de favoriser la natalité : le congé maternité pour les femmes d’une durée de 16 semaines, réparties avant et après l’accouchement, et le congé paternité pour la personne liée à la mère par PACS ou mariage, dont la durée totale est de 11 jours calendaires à compter de la naissance de l’enfant. Question rémunération, ces deux congés engendrent une suspension du contrat de travail et donc du salaire, remplacé par des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale.

D’autres possibilités sont proposées aux parents, parmi lesquelles le congé parental d’éducation. Il est destiné à la fois aux hommes et aux femmes salariés, qu’ils soient parents naturels ou adoptifs. Ce congé peut être total ou donner lieu à un travail à temps partiel. La durée légale est fixée à 1 an maximum, mais il peut être prolongé. Son indemnisation est de 396 €/mois maximum.

Néanmoins, seuls 4 % des congés parentaux sont pris par des hommes en France : beaucoup craignent les conséquences sur la carrière et certains stéréotypes ont la vie dure. Selon un bilan de l’OFCE [1], 65 % du travail familial est encore réalisé par les mères.

Une harmonisation européenne difficile à mettre en place

Alors que certains pays comme la Suède obligent les pères à prendre au moins 60 jours de congé paternité (rémunéré à 80 % du salaire), côté autrichien le congé paternité n’existe pas. Les pratiques sont hétérogènes selon les pays.

Dans ce cadre, une directive européenne « vie privée – vie professionnelle » a récemment été adoptée. À l’origine, le texte prévoyait de grands bouleversements : un congé de 5 jours par an pour s’occuper d’un proche aidant, un congé paternité rendu obligatoire et un congé parental de 4 mois rémunéré pour chacun des deux parents. Finalement, le texte adopté en juin dernier a mis à la trappe les deux premières mesures et a réduit le congé parental à 1 mois et demi.

Les propositions du départ n’ont pas trouvé grâce aux yeux des ministres européens chargés de l’emploi. De nombreux pays s’y sont opposés, parmi lesquels la France et l’Allemagne. La principale raison de cet échec des négociations est le coût engendré par ces différentes propositions.

Conclusion

Si les politiques peinent à faire évoluer la situation actuelle, certaines grandes entreprises s’en donnent aujourd’hui les moyens. C’est le cas par exemple chez Facebook, où les salariés peuvent bénéficier d’un congé parental de 4 mois. En France, Marlène Schiappa, la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a promis de nouvelles mesures avant la fin du quinquennat.

[1] Observatoire français des conjonctures économiques

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