En juin dernier, le président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, Israël Nisand, lançait un appel pour alerter les pouvoirs publics sur la surexposition des enfants et des adolescents à la pornographie. Que faut-il en penser ?

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Petit « calendrier » de la sexualité adolescente

L’âge de la première relation se situe autour de 17 ans et demi pour les filles, et 17 ans pour les garçons. L’entrée dans la sexualité se fait au fur et à mesure de la scolarité secondaire.

Les filles et les garçons traversent une période de bouleversements corporels et identitaires. Face à ces questionnements, c’est au réseau d’amis qu’ils s’adressent. Les parents ont quant à eux troqué les postures moralisatrices pour des discours sanitaires et sociaux, où les conseils portent sur le choix éclairé et l’adoption d’une contraception et d’une protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

L’exposition à la pornographie

Internet peut constituer un laboratoire virtuel dans lequel les adolescents démêlent leur écheveau de questions et d’angoisses, mais c’est aussi le lieu d’accès à des contenus pornographiques, dans lesquels la réalité est mise en scène et donnée à voir de manière parfois violente et prématurée. Ces films et images sont accessibles gratuitement et avec la plus grande facilité sur les Smartphones. Selon un sondage Opinionway d’avril 2018, 62 % des jeunes adultes ont accédé à des images pornographiques avant l’âge de 15 ans, et 11 % avant 11 ans [1]. Les 14 à 15 ans sont 8 % à en regarder plusieurs fois par jour [2].

La Fondation pour l’innovation politique, le Fonds actions addictions et la Fondation Gabriel Péri ont réalisé une grande enquête sur les adolescents et leurs addictions, publiée en juin, qui alerte sur les conséquences pour les trop jeunes consommateurs : anxiété, troubles du sommeil, perte d’estime de soi, représentation faussée de la sexualité, situations d’emprise, grossesses précoces non désirées… Parallèlement, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) lance un « appel solennel » pour alerter sur les effets néfastes de l’exposition des enfants et adolescents à la pornographie.

Quelles solutions ?

Pour protéger les plus jeunes, les praticiens tels que le professeur Israël Nisand, président du Collège, en appellent aux pouvoirs publics et à l’application de l’interdiction de la pornographie pour les moins de 18 ans. Ils défendent une obligation pour les fournisseurs d’accès de conditionner l’accès aux sites pornographiques à la justification de la majorité. En outre, ils déplorent une carence dans l’éducation à la sexualité en milieu scolaire.

Un groupe de travail est mis en place au ministère de la Santé, qui prépare une interdiction des sites concernés pour les mineurs. Le plan gouvernemental d’action contre les violences faites aux femmes s’attaque aussi à la lutte contre l’exposition des enfants.

Du côté parental, communiquer avec les adolescents, en expliquant la nature de ces sites, et rappeler l’interdit reste de mise ; et le Smartphone doit être réservé aux enfants plus âgés.

Conclusion

Internet permet l’expression des doutes et les échanges, mais il met également à disposition des images parfois inappropriées ou violentes. Alors que le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles instaure un principe de majorité numérique, l’État doit prendre les dispositions adéquates.

[1] Sondage Opinionway, avril 2018.

[2] Enquête de la Fondation pour l’innovation politique, le Fonds actions addictions et la Fondation Gabriel Péri.

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